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Cellulite et nutrition

Posté le 7 Mai, 2013 dans Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Cellulite et nutrition

Qu’est-ce que la cellulite ?

La cellulite est une perturbation du tissu graisseux sous-cutané qui crée l’aspect inesthétique bien connu de « peau d’orange », véritable capiton dur qui se révèle lorsque l’on plisse la peau. Cet aspect traduit les phénomènes inflammatoires et circulatoires qui accompagnent la congestion des cellules graisseuses, appelées adipocytes, saturées de triglycérides, corps gras issus de la transformation des sucres sous l’action de l’insuline.

La cellulite se localise dans des zones bien précises, souvent les fesses, les hanches et les cuisses, et affecte les femmes de façon très majoritaire, bien que les hommes puissent également en être victime. De façon moins fréquente la cellulite peut s’observer sur le ventre ou les bras. Même les personnes minces peuvent en souffrir car ce trouble sous-cutané n’est pas systématiquement lié aux problèmes de surpoids.

 

Quelles sont les origines de la cellulite ?

Les causes de la cellulite sont complexes : perturbation de la circulation sanguine et lymphatique, majorée par la sédentarité et responsable de phénomènes de rétention d’eau, erreurs diététiques portant surtout sur la consommation de glucides (« sucres ») car la sécrétion d’insuline qu’elles provoquent est responsable de la pénétration des triglycérides dans les adipocytes, stress, par accroissement des sécrétions d’adrénaline et de cortisol par les glandes surrénales, mais aussi prédisposition génétique et troubles hormonaux. Les œstrogènes favorisent le stockage des graisses, mais aussi la rétention de sel et d’eau. C’est pourquoi la cellulite touche majoritairement les femmes et évolue au rythme des variations hormonales, notamment à l’adolescence, pendant les grossesses, après prise de pilule contraceptive ou en péri ménopause. Ces multiples phénomènes induisent un état inflammatoire et une fibrose du tissu adipeux par modification des fibres de collagène qui constituent la trame du tissu sous-cutané.

Ainsi, selon le phénomène majoritairement présent, il est possible d’observer des formes de cellulite plutôt adipeuse, où l’excès de masse grasse prédomine, ou plutôt circulatoire dans les situations de rétention d’eau, ou encore inflammatoire quand l’inflammation et la fibrose sont le problème essentiel. Cependant les trois mécanismes sont toujours intriqués dans des proportions variables. C’est pourquoi la prise en charge de la cellulite fait appel à la nutrition, l’activité physique, les massages avec drainage lymphatique, l’apprentissage de la gestion du stress … des traitements peuvent être associés à ces techniques pour agir sur l’un ou plusieurs des mécanismes en cause.

 

Cellulite et nutrition

La nutrition doit s’adapter à la gestion d’un surpoids éventuel mais nous avons déjà rappelé que surpoids et cellulite ne sont pas nécessairement liés. Toutefois il est nécessaire de limiter la saturation des adipocytes (cellules graisseuses) en triglycérides (corps gras), en réduisant les apports de glucides et en privilégiant ceux à faible index glycémique : légumes secs, céréales complètes, produits peu transformés … Le pain est un aliment à consommer avec modération car, outre sa teneur importante en glucides à index glycémique élevé, il est riche en sel et favorise ainsi les phénomènes de rétention d’eau.

La consommation de protéines maigres en quantité suffisante, dès le petit déjeuner, a un effet intéressant sur la tonicité des tissus et lutte contre les phénomènes de rétention d’eau : les petits déjeuners de type anglo-saxon (œufs coque, jambon …) sont recommandés, ainsi que la consommation régulière de poissons, même gras comme la sardine, le maquereau ou le saumon aux repas principaux. Les viandes maigres (volailles, veau, lapin …) doivent être préférées aux viandes grasses (bœuf, abats, porc, mouton …).

Bien que la cellulite soit un trouble du tissu graisseux, la consommation tous les jours d’huiles vierges de première pression à froid d’olive et de colza apporte des acides gras de type omega 3, à l’origine de la synthèse de substances (les prostaglandines) qui modulent les phénomènes inflammatoires.

La consommation tous les jours de légumes frais de saison, par leurs apports de vitamines et minéraux anti-oxydants, lutte contre les phénomènes oxydatifs et inflammatoires du tissu sous-cutané.

Enfin la consommation régulière d’eau est utile à la détoxication des tissus mais la quantité sera adaptée aux phénomènes de rétention. La quantité de sel dans l’alimentation doit être surveillée et réduite.

L’exercice physique ne fait pas maigrir mais raffermit la silhouette et améliore la circulation sanguine dans les membres inférieurs. Il n’est pas indispensable d’être sportif : une marche régulière et soutenue pendant au moins trente minutes trois fois par semaine apporte déjà une sensation de mieux-être. Le cyclisme ou la natation sont également des activités efficaces et pratiques. Mais dans les activités quotidiennes il est déjà intéressant de privilégier la marche aux déplacements en voiture lorsque cela est possible ou choisir de monter les escaliers plutôt qu’utiliser les ascenseurs … pour les plus sportifs les activités d’endurance ont globalement un meilleur impact sur la gestion de la masse grasse et les phénomènes circulatoires que les sports en résistance.

Les techniques de massages et drainage lymphatique, que l’on peut s’appliquer soi-même ou en recourant à un professionnel de santé ou de bien-être, doivent pour être efficaces être appliquées régulièrement, en partant du bas des jambes et en remontant vers le haut des cuisses et le ventre. Pour éviter de dilater les vaisseaux, ce qui favoriserait l’œdème, il est souhaitable de limiter les bains chauds, saunas et hammams, et d’appliquer sur les membres des jets d’eau froide en fin de douche.

Quant à la gestion du stress, elle fait appel à toutes les techniques de relaxation et de gestion des émotions, telles que le yoga, mais la pratique régulière de l’activité physique conseillée précédemment y participe efficacement.

En association à ces règles d’hygiène de vie, la prise de compléments naturels à base d’enzymes protéolytiques d’origine alimentaire et d’extraits végétaux destinés à favoriser le drainage peut compléter la prise en charge de la cellulite en agissant sur la rétention d’eau et l’inflammation du tissu sous-cutané.

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