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Peut-on concilier nutrition et environnement ?

Posté le 11 Mar, 2017 dans Non classé | 1 commentaire

Peut-on concilier nutrition et environnement ?

Une étude récente vient de publier des données particulièrement intéressantes dans le cadre du rapprochement des enjeux en matière d’environnement et de nutrition. J’ai à ce titre eu l’occasion d’écrire un article développé sur les enjeux environnementaux de la consommation de protéines animales que je vous invite à découvrir par ici.

Cette étude rappelle le cout abissal des dépenses de santé publique aux Etats-Unis : environ 3 billions de dollars chaque année, soit environ 18% du Produit Intérieur Brut, dont une grande partie peut être attribuée à une alimentation de mauvaise qualité. David Cleveland et son équipe ont croisé les résultats issus de méta-analyses relatives aux effets de l’alimentation sur la santé (diabète de type 2, cancer colorectal et maladies cardio-vasculaires) avec des données permettant d’évaluer les conséquences des régimes sur les émissions de gaz à effet de serre :

  • Réduction des apports caloriques à 2 000 kcal/jour,
  • Doublement de la consommation de fruits et légumes,
  • Substitution d’une partie de la viande par des légumineuses,
  • Remplacement des aliments raffinés par leur équivalent brut.

L’analyse projective d’un tel modèle conclut à une réduction de la probabilité de survenue des maladies concernées de 20 à 40%,  ses couts annuels de soin de santé de 77 à 93 milliards de dollars et des émissions directes de gaz à effet de serre de 222  à  826 kg par personne et par an.

En conclusion, une réforme de fond dans un tel schéma de modèle alimentaire pourrait permettre d’atteindre 23% des objectifs quantitatifs du plan d’action climatique que se sont fixés les États-Unis (réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 17 % en dessous des niveaux de 2005 d’ici 2020).

Ces préconisations nutritionnelles rejoignent les clés nutritionnels de bon-sens que j’ai eu l’occasion de publier il y a quelques semaines et que vous pouvez retrouver par ici.

Nous avons donc encore une fois tout intérêt à agir pour notre santé, celle de nos enfants et de la planète :-).

Anthony Berthou

 

Référence : Elinor Hallström, Quentin Gee, Peter Scarborough, David A. Cleveland . A healthier US diet could reduce greenhouse gas emissions from both the food and health care systems . Climatic Change, 2017; DOI: 10.1007/s10584-017-1912-5

 

 

 

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1 Commentaire

  1. bonjour Anthony,
    Merci pour votre article qui pose des chiffres sur ce que je pressens depuis longtemps. J’ai eu la chance et le bonheur d’aller faire un stage de pain chez un maitre paysan boulanger qui cultive des blés anciens. Scientifique dans une première partie de sa vie,et sans doute conscient de l’impact santé de nos aliments sur l’organisme, il a fait analyser ses farines. Les résultats sont plus qu’étonnant en terme de qualité nutritionnelle. vraiment rien à voir avec les farines industrielles à l’origine de nombreuses intolérances. Des personnes dites intolérantes et qui avaient banni le pain de leur alimentation ont pu réintroduire ce pain avec des effets bénéfiques pour leur santé. Pour moi, prendre soin de la terre d’où sont issus nos produits de consommation alimentaires est la base de notre alimentation. Cela aura forcément un impact sur l’environnement et par effet ricochet sur nous être humain. être attentif à la qualité de nos aliments en appliquant vos propositions de bon sens permet une vie plus belle et plus gourmande à bien des niveaux, pas seulement d’un point de vue santé. Je vous souhaite une très bonne continuation

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