Categories Menu
string(0) ""

La cannelle

Posté le 19 Avr, 2012 dans Aliments Santé, Découvrez les astuces pour manger sainement | 0 commentaires

La cannelle

Le cannelier (Cinnamomum zeylanicum, famille des Lauracées) est un arbre tropical vivace, endémique au Sri Lanka, à Madagascar, en Inde et Indochine.  C’est l’écorce interne que nous appelons communément bâton de cannelle. Pour l’obtenir, l’écorce du cannelier est prélevée, l’épiderme est retiré, et en séchant ces morceaux d’écorces s’enroulent sur eux-mêmes, formant des bâtonnets friables.

Les propriétés de la cannelle

La cannelle est utilisée en tant qu’épice depuis des milliers d’années. Dans la médecine ayurvédique elle était utilisée comme antiémétique, antidiarrhéique, antiinflammatoire et stimulant général. Les extraits de cannelle possèdent des activités antimicrobiennes, insecticides, acaricides, antimutagéniques. Dans la médecine traditionnelle indienne la cannelle aide à traiter le diabète.

Une étude réalisée chez des patients diabétiques de type 2 a montré qu’après administration orale de 1, 2 ou 6 g par jour de cannelle encapsulée, la glycémie à jeun baisse de 18 à 29 %, les triglycérides de 23 à 30 % , le LDL-cholestérol (considéré comme le “mauvais” cholestérol, parfois à tort) de 7 à 27 % et le cholestérol total de 12 à 16 %. Le bénéfice observé devient significatif après 40 jours de supplémentation et persiste 20 jours après l’arrêt.  La cannelle apparait au 4ème rang des aliments renfermant le plus d’antioxydants par portion de 100 g. Les polyphénols issus de la cannelle possèdent une activité antioxydante et potentialisent l’activité biologique de l’insuline : ils agissent en mimant l’action de l’insuline dans les adipocytes et possèdent un effet synergique avec cette hormone.

En pratique…

La cannelle peut être utilisée aussi bien pour les plats sucrés (compotes, tartes aux pommes, cakes, brioches, glaces, sablés…) que dans les plats salés (tajines, soupes, curry, légumes tels que patate douce, courge…). On la retrouve également dans le vin chaud !

 

Références :

Food & Chem. Toxicol., 2010, 48, 3274-3280.

Biol. Trace. Elem. Res., 2003, 24, 183-188.

 

Dr Hélène Laborie

Partagez cet article !

Facebook Twitter LinkedIn

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *