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La biologie fonctionnelle, un allié santé sous-estimé ?

Posté le 7 Sep, 2022 dans Articles Santé | 0 commentaires

La biologie fonctionnelle, un allié santé sous-estimé ?

 

Auteure : Juliette Mellentin | Médecin biologiste

Connaissez-vous la biologie fonctionnelle ? Savez-vous qu’il existe des marqueurs pertinents et prédictifs permettant d’objectiver des facteurs de risque de pathologies chroniques, un état prédiabétique, un dysfonctionnement de votre thyroïde malgré une TSH normale ou des carences en micronutriments pourtant essentiels au bon fonctionnement de vos cellules ?

Vous a-t-on déjà expliqué que la problématique n’est pas votre taux de cholestérol (indispensable à la vie soit dit en passant) mais plutôt son oxydation excessive  ?

Vous a-t-on alerté sur l’importance de doser votre taux de fer, de cuivre avant toute prise de compléments alimentaires en contenant, au risque d’oxyder votre organisme ? Je vais m’arrêter là car la liste d’exemples est très longue.

Le but de cet article n’est pas de vous vendre une énième solution miracle (qui ne marchera pas) mais juste de vous faire découvrir une spécialité différente de la biologie conventionnelle (spécialité médicale réalisant des analyses biologiques variées), complémentaire de la micronutrition et qui mérite d’être connue par la pertinence des analyses qu’elle propose.

 

Qu’est-ce que la biologie fonctionnelle ?

L’intérêt de la biologie fonctionnelle réside dans l’analyse de biomarqueurs qui vont nous renseigner sur l’état des fonctionnalités cellulaires, tissulaires et organiques et ainsi nous permettre d’être dans une démarche de santé fonctionnelle :

  • PREDICTIVE
  • PREVENTIVE
  • PERSONNALISEE
  • PERTINENTE

La biologie fonctionnelle et la micronutrition sont complémentaires et étroitement liées. Quel que soit votre âge, votre ethnie, votre état de santé, votre mode de vie, votre vitalité, votre régime alimentaire…

Que vous soyez : Sportif, végan, stressé, enceinte, chef d’entreprise, en surpoids ou constipé…

Que ce soit pour : comprendre, objectiver, optimiser, prévenir, gagner en pleine santé etc. La biologie fonctionnelle a tout son intérêt !

« D’après mon médecin, j’ai un bilan biologique de jeune homme/jeune fille » : Ça vous parle ?

Malheureusement la biologie conventionnelle ne nous permet pas d’avoir ce regard prédictif et préventif, elle objective des dysfonctionnements d’organes sans nous informer sur le degré de stress oxydatif, d’inflammation de bas grade, d’insulinorésistance, sur l’état micronutritionnel, sur l’existence d’une hyperperméabilité intestinale, ou d’un dysfonctionnement mitochondrial etc. qui sont autant de paramètres qu’il va falloir explorer pour mieux comprendre l’environnement dans lequel vos cellules évoluent. Elle reflète la partie émergée de l’iceberg en quelque sorte. Donc un bilan de biologie conventionnelle standard ne signifie pas que votre organisme fonctionne de façon optimale car il a cette fabuleuse capacité de compenser silencieusement tant qu’il le peut…oui mais jusqu’à quand ?

 

Pourquoi s’intéresser à la partie immergée de l’iceberg ?

L’intérêt de la santé fonctionnelle et de la biologie fonctionnelle est justement de s’intéresser à cette partie immergée de l’iceberg, reflet de l’environnement « silencieux » dans lequel vos cellules évoluent et potentiellement à risque de générer des décompensations et la survenue de symptômes et de maladies. Plus cette investigation fonctionnelle sera précoce et préventive, plus vous augmenterez vos années de vie en pleine possession de votre santé !

Comme l’illustre cette infographie, les dysfonctionnements des piliers internes tels qu’un excès de stress oxydatif, un excès d’inflammation de bas grade, une insulino résistance etc. précèdent et entraînent l’apparition des maladies chroniques. Prendre en charge ces pathologies ne sera alors efficace qu’en traitant le problème à la base pour cesser ce cercle vicieux et non pas en masquant simplement le symptôme lui-même. La santé fonctionnelle et la biologie fonctionnelle objectivent ces dysfonctionnements au décours d’une anamnèse minutieuse (mode de vie, alimentation, stress, activité physique, sommeil…) complétée par des analyses de biologie fonctionnelle ciblées.

 

Du dysfonctionnement à la maladie

Biologie fonctionnelle du dysfonctionnement à la maladie

 

Comment faire ces fameuses analyses de biologie fonctionnelle ?

Tout d’abord, sachez que TOUT le monde peut réaliser ces analyses spécialisées. En effet, la prescription médicale vous permet d’être remboursé pour certaines d’entre elles mais elle n’est en aucun cas obligatoire. Il vous faudra juste accepter de les payer en sachant qu’investir sur sa santé s’avère profitable quoi qu’il arrive. Évidemment, au-delà du remboursement, je vous conseille d’être suivi par un professionnel de santé formé afin qu’il vous préconise les analyses qui vous seront les plus adaptées (lien vers cursus). La biologie fonctionnelle s’inscrit dans une démarche de prise en charge GLOBALE. Continuer à avoir une vision réductionniste du corps humain en le considérant comme un assemblage d’organes dépourvu d’interactions, ne représenterait en rien une stratégie optimale pour vivre en pleine santé et le plus longtemps possible.

La préconisation d’analyses de biologie fonctionnelle doit être personnalisée et adaptée au contexte de chacun. C’est pour cette raison qu’un accompagnement en micronutrition et en biologie fonctionnelle nécessite une anamnèse (ou recueil de données) détaillée et précise de votre mode de vie complet, au décours d’une consultation longue où vous serez écouté, et où l’on commencera le travail de fond pour optimiser votre santé fonctionnelle de demain.

La pertinence et le succès de l’accompagnement résident dans l’expertise, l’écoute et la personnalisation donc entourez-vous de professionnels de santé formés et sensibilisés à cette approche holistique.

expertise ecoute et personnalisation

Tous les laboratoires proposent-ils ces analyses ?

Non, tous les laboratoires ne les proposent pas car ces biomarqueurs sont dosés dans des laboratoires spécialisés, beaucoup moins répandus que les laboratoires d’analyses de biologie médicale classiques. Ainsi, pour en faciliter l’accès, certains laboratoires proposent l’envoi à domicile du kit de prélèvement spécifique à votre demande. Le prélèvement pourra être effectué par une infirmière à domicile et il vous faudra le renvoyer au Laboratoire. Évidemment les analyses réalisées à distance ont été validées afin que le délai et la température de transport n’impactent pas les résultats finaux.

Vient ensuite le moment de la réception des résultats et de de leur interprétation qui nécessite un œil aguerri. C’est là que le professionnel de santé qui vous suit entre de nouveau en jeu car sans lui, difficile d’interpréter tous ces chiffres, ces graphes et d’en tirer une conclusion claire et des solutions adaptées.

 

Êtes-vous prédiabétique ?

Prenons un exemple. Je pense que vous avez tous déjà réalisé une glycémie à jeun (reflet du taux de sucre dans le sang) afin de mettre en évidence ou non un diabète. Votre médecin vous aura alors indiqué si vous souffrez ou non de cette pathologie. Vous voilà rassuré(e)…

Cependant quand on s’intéresse à la physiopathologie du diabète et au mécanisme d’insulino-résistance qui se met en place progressivement, on comprend que bien des années avant la survenue du diabète et la décompensation du pancréas, des signes avant-coureur d’insulino résistance sont présents et objectivables (partie immergée de l’iceberg). L’insulino-résistance étant la baisse d’efficacité de l’insuline sur les cellules, entraînant progressivement une moins bonne intégration du sucre dans ces dernières. Le pancréas compense en synthétisant davantage d’insuline pour effectuer le même travail jusqu’à s’épuiser, décompenser et révéler un diabète.

La bonne nouvelle est qu’il existe un indice appelé HOMA qui permet justement de mettre en évidence cette insulino résistance AVANT la survenue d’un diabète.
Finalement, il définit un état pré-diabétique. Son dosage est simple puisqu’il est calculé à partir de la glycémie et de l’insulinémie à jeun. Un taux augmenté sera synonyme d’une insulino résistance installée donc d’un état prédiabétique pouvant évoluer à plus ou moins long terme sur un diabète. D’autres analyses existent comme l’HPO (hyperglycémie provoquée par voie orale).

L’indice HOMA est extrêmement intéressant car il est PREDICTIF ET PREVENTIF de la survenue d’un diabète. Des solutions adaptées (alimentation, activité physique, micronutriments, gestion stress…) pourront être mises en place précocement et ainsi rendre REVERSIBLE cette insulinorésistance. Intéressant non ? Notre mode de vie global a un impact indéniable sur notre santé durable.

Ci-dessous l’exemple d’un patient de 24 ans en surpoids et souffrant de syndrome métabolique. La glycémie est normale mais le HOMA est augmenté. Si nous nous étions arrêtés à la glycémie à jeun, nous serions passés à côté de ce pré-diabète. Les mesures hygiéno diététiques ont été mises en place rapidement avec un effet bénéfique pour le patient et sa santé future.

 

Profil stress carbonyle

 

L’insulinorésistance à de nombreuses conséquences sur notre organisme et, notamment dans le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques).

Rechercher une insulinorésistance en dosant le HOMA est préconisé en cas de surpoids, obésité, syndrome métabolique, présence de graisse viscérale ou tour de taille augmenté, suspicion de SOPK, troubles de la fertilité, difficulté à perdre du poids, attrait pour le sucré…. (liste non exhaustive).

 

Vous êtes sportif(ve), êtes-vous concerné(e) par la biologie fonctionnelle ?

Oui, en tant que sportif vous êtes concerné(e) par la biologie fonctionnelle. Bien que toutes les personnes soucieuses de leur santé soient concernées, les sportifs(ves) le sont encore plus. Le sport régulier, surtout si la pratique est intensive (amateur ou professionnel), sollicite davantage l’organisme à sortir de sa zone de confort et à retrouver un état d’équilibre via des mécanismes d’adaptation (principe d’hormèse).

Le sport augmente les besoins énergétiques, le stress oxydatif, l’acidose tissulaire, la fragilité intestinale, les besoins en micronutriments etc. Ce sont autant de points qu’il va falloir surveiller pour optimiser vos performances sportives, vous prévenir des blessures, les troubles digestifs à l’effort, la survenue d’une fatigue chronique voire un surentraînement physique et psychologique (oui le burn out du sportif existe), ou une aménorrhée chez la femme.

Le bilan biologique doit être personnalisé selon le type de pratique sportive, la durée des entraînements, l’âge, le sexe, le régime alimentaire et bien d’autres critères mais voici quelques biomarqueurs intéressants à analyser :

 

Ferritine

Elle est le reflet du stock de fer de l’organisme. La carence en fer est fréquente chez la femme en âge de procréer (à cause des menstruations) et d’autant plus chez la femme qui pratique des sports d’endurance ou à impact par microlésions des capillaires de la plante des pieds.

Bien que le fer soit un oligoélément essentiel à l’organisme qui intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques, il s’avère délétère en excès en raison de sa capacité à générer trop de radicaux libres (source de stress oxydatif important) qui vont directement endommager les cellules.

Doser la ferritine permet de vérifier :

– qu’il n’y ait pas de carence martiale (en fer) et de risque d’anémie (diminution de l’hémoglobine)

– ou un excès de fer, tout aussi délétère

Et ainsi permettre de se supplémenter qu’en cas de carence avérée (avec un fer bien assimilé de type bisglycinate). Attention à la prise concomitante de différents compléments alimentaires en contenant, l’excès de fer agissant, vous l’aurez compris, comme une véritable bombe oxydative.

 

Coenzyme Q10

La coenzyme Q10 est une molécule lipophile indispensable à l’organisme présente dans toutes les membranes cellulaires notamment la membrane interne mitochondriale.

La CoQ10 possède un rôle majeur dans la chaîne respiratoire mitochondriale en tant que transporteur d’électrons permettant la synthèse d’ATP par la mitochondrie et donc la production d’énergie. C’est également un puissant antioxydant protégeant notamment les membranes cellulaires de la peroxydation lipidique.

Elle possède de nombreuses autres fonctions bénéfiques à l’organisme : anti inflammatoire, bon fonctionnement endothélial, épigénétique, apoptose…

Une carence en CoQ10 expose donc à de multiples pathologies liées à un dysfonctionnement mitochondrial ainsi qu’à l’excès de stress oxydatif. La pratique sportive régulière sollicite davantage le tissu musculaire, la chaîne respiratoire mitochondriale et de ce fait la synthèse accrue de radicaux libres. En fonction du mode de vie de la personne, l’intensité de sa pratique, le type de sport, son alimentation, son âge, ses traitements éventuels (statines par exemple) etc., un dosage de la CoQ10 pourra s’avérer pertinent.

 

LBP (Lipopolysaccharides Binding Protein)

Le sport régulier notamment les sports à impact tels que la course à pied longue distance, le triathlon ou le trail par exemple ne ménagent pas notre système digestif dont notre précieuse muqueuse intestinale. Si vous êtes coureur régulier, je pense que les troubles digestifs à l’effort cela vous parlent.

En effet, pendant l’effort, la vascularisation du système digestif diminue au profit de la vascularisation musculaire et cardiaque. La digestion est nettement ralentie. A l’arrêt de l’effort, la revascularisation digestive est brutale et importante ce qui va entraîner un excès de stress oxydatif et des dommages de la muqueuse intestinale. C’est ce qu’on appelle le phénomène d’ischémie-reperfusion. Ce dernier va favoriser l’hyperperméabilité intestinale (HPI) ou intestin poreux et être responsable de ces fameux troubles digestifs voir des symptômes généraux.

Le dosage de la LBP (Lipopolysaccharides Binding Protein) permet indirectement d’évaluer la quantité de LPS (lipopolysaccharides bactériens) présente dans le sang et ainsi d’estimer le degré d’endotoxinémie. Normalement, lorsque la barrière intestinale est efficace et intègre, les LPS sont retrouvés en faible quantité dans le sang.

Le LBP augmenté est un marqueur d’hyperperméabilité intestinale (ou intestin poreux) et d’une perte de la fonction « barrière » de la muqueuse intestinale. L’endotoxinémie excessive va favoriser l’inflammation et les risques cardiovasculaires, métaboliques et neuropsychiques associés.

Il existe d’autres biomarqueurs intéressants à doser chez le sportif notamment pour évaluer la gestion du stress oxydatif, le statut micronutritionnel et l’inflammation de bas grade.Encore une fois, pour que la prise en charge soit efficace et personnalisée, il est fortement conseillé d’être accompagné par un thérapeute formé et sensibilisé à cette vision holistique et fonctionnelle de l’individu.

Ci-dessous en exemple, l’extrait d’un bilan de biologie fonctionnelle réalisé chez une jeune sportive professionnelle élite de 18 ans (Equipe de France)

 

extrait d'un bilan de biologie fonctionnelle

  • La LBP augmentée traduit une hyper perméabilité intestinale.
  • Le HOMA a tendance à se rapprocher de la limite supérieure, la survenue d’une insulinorésistance est à surveiller.
  • Certaines carences en micronutriments induisent une mauvaise gestion du stress oxydatif donc un vieillissement prématuré cellulaire.
  • La coenzyme Q10 très basse (cibler plutôt 800) ne permet pas un bon fonctionnement mitochondrial et ainsi une bonne production d’énergie et une bonne gestion du stress oxydatif.

Les données biologiques sont à corréler à la clinique. La prise en charge sera personnalisée selon de nombreux critères. Dans tous les cas, cette sportive dispose de leviers pour accroître ses performances sportives, optimiser sa récupération et sa santé globale et éviter des blessures inutiles.

 

En pratique

Vous l’aurez compris, la biologie fonctionnelle est une alliée pour optimiser sa santé et complémentaire de la micronutrition. Ces analyses sont accessibles à tous mais nécessitent cependant un accompagnement et un œil expert pour :

  • Vous préconiser les analyses qui vous seront pertinentes.
  • Vous les interpréter, objectiver des dysfonctionnements et en tirer des conclusions explicites.
  • Adapter votre prise en charge.
  • Vous conseiller d’éventuels compléments alimentaires si nécessaire.
  • Suivre l’évolution et adapter votre prise en charge si nécessaire.
  • Vous motiver !

J’espère que cet article qui vous initie à cette magnifique spécialité qu’est la biologie fonctionnelle vous a plu, qu’il vous a permis de comprendre son intérêt et qu’il vous a donné envie d’aller plus loin dans la connaissance d’autres biomarqueurs fonctionnels !

 

 

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Auteure : Juliette Mellentin

Médecin biologiste

Après des études de médecine et une spécialisation en biologie médicale, j’ai exercé à l’hôpital en tant que praticien hospitalier. Soucieuse de l’impact de la nutrition et de nos modes de vie sur notre santé, je me suis formée à la micronutrition avec une expertise en biologie nutritionnelle pour une prise en charge plus préventive et holistique des patients.

 

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