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Peut-on concilier nutrition et environnement ?

Peut-on concilier nutrition et environnement ?

Une étude récente vient de publier des données particulièrement intéressantes dans le cadre du rapprochement des enjeux en matière d’environnement et de nutrition. J’ai à ce titre eu l’occasion d’écrire un article développé sur les enjeux environnementaux de la consommation de protéines animales que je vous invite à découvrir par ici. Cette étude rappelle le cout abissal des dépenses de santé publique aux Etats-Unis : environ 3 billions de dollars chaque année, soit environ 18% du Produit Intérieur Brut, dont une grande partie peut être attribuée à une alimentation de mauvaise qualité. David Cleveland et son équipe ont croisé les résultats issus de méta-analyses relatives aux effets de l’alimentation sur la santé (diabète de type 2, cancer colorectal et maladies cardio-vasculaires) avec des données permettant d’évaluer les conséquences des régimes sur les émissions de gaz à effet de serre : Réduction des apports caloriques à 2 000 kcal/jour, Doublement de la consommation de fruits et légumes, Substitution d’une partie de la viande par des légumineuses, Remplacement des aliments raffinés par leur équivalent brut. L’analyse projective d’un tel modèle conclut à une réduction de la probabilité de survenue des maladies concernées de 20 à 40%,  ses couts annuels de soin de santé de 77 à 93 milliards de dollars et des émissions directes de gaz à effet de serre de 222  à  826 kg par personne et par an. En conclusion, une réforme de fond dans un tel schéma de...

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Posté le 11 Mar, 2017 dans Non classé | 1 commentaire

Manger sans gluten augmenterait les risques de diabète ?

Manger sans gluten augmenterait les risques de diabète ?

Voici ce que l’on peut lire dans les médias ce matin, comme par exemple ici. Après l’arsenic il y a quelques semaines, tous les arguments permettant de remettre en question l’arrêt du gluten seraient bons… Le principal argument avancé est celui d’une diminution de la consommation de fibres chez les personnes mangeant sans gluten à l’origine d’une augmentation des risques de diabète. Effectivement, manger peu de fibres représente un facteur de risque à l’origine de cette épidémie (pour rappel, le diabète serait la 7eme cause de décès dans le monde d’ici 2030 avec une augmentation du nombre de décès de 50% dans les dix prochaines années selon l’OMS). Pour autant, les conditions de cette étude menée par la fédération américaine de cardiologie sont totalement inconnues (elle n’est d’ailleurs pas encore publiée). Les effets d’une alimentation fortement insulino-secrétrice sont aujourd’hui bien connus, je vous invite à ce titre à lire mon article sur l’importance de la charge glycémique. Il est encore une fois évident que substituer les aliments contenant du gluten par des produits transformés sans gluten n’est en rien un gage d’une nutrition de qualité. Pour autant, il est tout à fait possible de limiter voire de supprimer le gluten de son alimentation sans pour autant réduire sa consommation de fibres, bien au contraire, dès lors que l’on privilégie une alimentation brute et non transformée riche en légumes, donc riche en...

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Posté le 11 Mar, 2017 dans Actualités | 3 commentaires

Fruits et légumes du mois de Mars

Fruits et légumes du mois de Mars

En ce mois de printemps, voici les propriétés nutritionnelles des fruits et légumes de Mars. Légumes locaux : Carotte, céleri rave, chou, chou-fleur, endive, mâche, oignon, poireau, cresson, brocoli, épinard, navet. Fruits locaux : Poire, pomme, kiwi. Fruits : Avocat, orange, pamplemousse. Légume du mois de Mars : le céleri Originaire de la région méditerranéenne, le céleri est une plante potagère dont on consomme les côtes et les feuilles (céleri-branche), la racine et les graines (céleri-rave). Il est reconnu pour sa faible teneur calorique, mais ses feuilles et ses graines regorgent de qualités nutritionnelles : Le céleri est riche en polyacétylènes aux actions bénéfiques sur la gestion de l’inflammation et aux propriétés antibactériennes (1). Les flavonoïdes (apigénine, lutéoline, kaempférole) les plus abondants dans le céleri est l’apigénine, un antioxydant aux propriétés anticancéreuses. Des extraits de feuilles de céleri (100 à 200 mg/kg de poids corporel par jour) consommés par des souris ont par ailleurs permis une normalisation des paramètres cardio-vasculaires (2). Les acides phénoliques (acide caféique, acide coumarique et acide férulique) possèdent des propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes aux rôles préventifs sur la santé, en particulier des maladies cardiovasculaires (3). L’ensemble des composés phénoliques et les flavonoïdes contenus dans le céleri présentent des propriétés vasodilatatrices, faisant ainsi du céleri un allier dans le cadre de la gestion de l’hypertension (4). Le céleri aurait également des effets apaisants sur les ulcères gastriques. L’utilisation d’extraits de céleri chez des...

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Posté le 4 Mar, 2017 dans Aliments-santé | 0 commentaires

Jeûner permet-il d’inverser le diabète ?

Jeûner permet-il d’inverser le diabète ?

Voici la question posée suite aux conclusions d’une étude parue le 23 Février dans la revue Cell. L’intérêt du jeûne intermittent pour favoriser la sensibilité à l’insuline est en effet de plus en plus documenté, mais cette étude va encore plus loin en mettant en évidence qu’une telle pratique alimentaire pourrait reprogrammer les cellules pancréatiques. Des souris ont été soumis à un jeûne quatre jours par semaine : la sensibilité à l’insuline et la stabilité de la glycémie furent fortement améliorées, mais surtout, ce modèle a généré une activité des gènes responsables de la production d’une protéine, la neurogénine-3 (Ngn3), à l’origine de la production de nouvelles cellules β productrices d’insuline saines, normalement actives uniquement chez les cellules foetales. L’équipe de l’université de Californie a mis en évidence des résultats similaires sur des cultures de cellules pancréatiques humaines de donneurs atteints de diabète de type 1 (ou insulino-dépendant). Le jeûne intermittant a su démontrer son intérêt thérapeutique dans certaines pathologies (maladies cardio-vasculaires, neurodégénératives, sclérose en plaques, cancer, etc.). Le serait-il également pour traiter le diabète ? Cette étude a le mérite de poursuivre la réflexion. Retrouvez mon dossier complet sur l’intérêt du jeûne par ici et celui sur l’importance de la gestion de la glycémie sur la santé par ici. Source : Cheng et al. Fasting-mimicking diet promotes Ngn3-driven β-cell regeneration to reverse diabetes. Cell, 2017 DOI: 10.1016/j.cell.2017.01.040      ...

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Posté le 28 Fév, 2017 dans Articles Santé | 0 commentaires

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