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Le TMAO est-il responsable des risques cardiovasculaires ?

Le TMAO est-il responsable des risques cardiovasculaires ?

Si vous êtes sensibilisé(e) aux enjeux nutritionnels actuels, vous en avez certainement déjà entendu parler. Le TMAO (triméthylamine-N-oxyde) est un métabolite particulièrement impliqué dans les risques cardiovasculaires au regard des études de la dernière décennie1–9. Il pourrait en effet augmenter les risques d’AVC, de diabète de type 2, d’Alzheimer, de stéatose hépatique et de mortalité10–12. Mais qu’en est-il vraiment ?   Le TMAO : un déchet bactérien Le TMAO est un produit d’oxydation issu du foie à partir d’un composé synthétisé par les bactéries du microbiote intestinal, le TMA, lui-même métabolisé à partir de molécules alimentaires comme la choline, la phosphatidylcholine ou encore la L-carnitine. La concentration plasmatique en TMAO dépend donc fortement de la nature du microbiote intestinal. Ce dernier influerait de l’ordre de 3 à 4 fois plus les taux sanguins de TMAO comparativement à l’alimentation13. La suppression du microbiote chez la souris, stoppe par exemple la production de TMAO et réduit fortement les risques d’athérosclérose2. Il s’agit en quelque sorte d’un « déchet bactérien » issu de l’utilisation de ces nutriments, pris en charge par le foie avant d’être éliminé via les reins. L’état des fonctions rénales est d’ailleurs important à considérer lorsque l’on évalue les risques cardiovasculaires en lien avec un taux sanguin élevé de TMAO14–16. Ce dernier peut contribuer à l’augmentation des risques d’insuffisance rénale et de mortalité associée15.   Cause ou conséquence du risque cardiovasculaire ?...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Les vertus nutritionnelles de l’oeuf

Les vertus nutritionnelles de l’oeuf

Pourquoi l’œuf est-il bien plus que du cholestérol ?   Une protéine alimentaire de référence A l’image de Rocky Balboa consommant ses œufs crus, l’œuf bénéficie à juste titre d’une réputation de source protéique d’excellente qualité. Il a d’ailleurs été considéré pendant très longtemps comme l’aliment protéique de référence au regard de son aminogramme, notamment grâce à la complémentarité des protéines du jaune et du blanc. Pour rappel, l’aminogramme quantifie la valeur en chaque acide aminé essentiel et permet ainsi de définir son indice chimique. Pour en savoir davantage sur l’importance de la qualité des protéines, je vous invite à lire mon article Que faut-il savoir sur les protéines ? Pour que la protéine d’œuf soit bien assimilée, le jaune doit être encore coulant et le blanc cuit (donc blanc). Lorsque le blanc est encore cru, l’albumine est en effet moins bien assimilée. De plus, une protéine spécifique, l’avidine, présente dans les blancs d’œufs crus se lie à la biotine, empêchant alors celle-ci d’être bien absorbée. A l’inverse, la cuisson permet d’inactiver l’avidine. Le jaune cuit (donc dur) est dénaturé par la cuisson, perdant alors de sa qualité et de sa digestibilité. Un œuf dur ou en omelette sera par exemple bien plus difficile à digérer qu’un œuf coque, mollet ou poché. J’ai également évoqué précédemment l’importance de la cuisson sur la préservation de la qualité des oméga 3 de l’œuf, surtout lorsqu’il...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Connaissez-vous l’Impact Factor ?

Connaissez-vous l’Impact Factor ?

Nature, The Lancet, Science, PLoS one, New England Journal of Medicine (NEJM), British Medical Journal (BMJ), Journal of the American Medical Association (JAMA) ou encore Cochrane. Si vous vous intéressez à minima à la littérature scientifique, vous avez certainement déjà entendu parler de ces revues. Elles font en effet partie des journaux scientifiques les plus prestigieux. La majorité des chercheurs souhaitant assoir leur notoriété et/ou faire reconnaitre la qualité de leurs travaux par leurs pairs espèrent publier dans l’une de ses revues. Celles-ci vont en effet jouer pour beaucoup dans la communication associée aux résultats de l’étude et dans la perception de leur qualité par les pairs, un Graal d’influence scientifique en quelque sorte. Une telle image positive résulte notamment de la réputation exigeante et rigoureuse de leur comité de lecture. En effet, tout chercheur souhaitant publier son étude dans un journal scientifique doit la soumettre au préalable à une évaluation par un comité de lecture de pairs, appelée peer-review. Or selon la revue considérée, l’expertise de ce comité peut fortement varier. Le nombre de revues scientifiques est en effet pléthorique et leur niveau d’exigence très hétérogène, certains journaux allant même jusqu’à rémunérer des chercheurs pour publier. Afin de discriminer le niveau scientifique des journaux, un système de notation a donc été créé en 1955 par Eugène Garfield, l’Impact Factor (IF), publié chaque année dans Journal Citations Reports (JCR). Le principe est simple : plus l’indice est élevé, plus la...

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Posté le 10 Fév, 2021 dans Actualités | 0 commentaires

Forme chronique du Covid-19 : un nouvel exemple d’inflammation de bas-grade ?

Forme chronique du Covid-19 : un nouvel exemple d’inflammation de bas-grade ?

A l’heure où se pose la question de l’arrivée d’une seconde vague, peu d’espace médiatique est consacré aux conséquences de l’infection au COVID-19. Or, à ce jour, le nombre de cas de personnes présentant une forme persistante de la maladie ne cesse d’augmenter et atteindrait de 10 à 15% des patients. Il a été rapidement établi que l’infection au SARS-CoV-2 provoque, pendant la phase aiguë, une augmentation de cytokines pro-inflammatoires (TNFα, IL-1β, IL-6, IL-8, IL-17A, G-CSF et GM-CFS) activées par les chimiokines MCP-1, IP10 et MIP1α1. La sévérité du COVID-19 a été de plus été corrélée aux taux d’IL-17A, IL-6, IL-15, TNF-α et IFN-γ provoquant le fameux orage cytokinique2-4. Un tel profil cytokinique, notamment les taux élevés de TNFα, IL-1β, IL-6 et IL-8, correspond à celui retrouvé chez de nombreux patients souffrant d’inflammations chroniques, expliquant ainsi en partie les risques accrus de complications, voire de mortalité en cas de maladies cardiovasculaires5,6, d’obésité7-9, de diabète10-12 et d’hypertension artérielle13,14. Une étude parue dans JAMA le 27 Juillet dernier met par exemple en évidence que, sur 100 patients considérés comme guéris du COVID-19, 60% présentaient pourtant toujours une inflammation du myocarde et ce même en l’absence de plaintes15. Le virus SRAS-CoV-2 pénètre par ailleurs le cerveau via le nerf olfactif à la suite de son inhalation (expliquant la perte d’odorat ou anosmie) et par les récepteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2), également exprimés au niveau...

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Posté le 2 Août, 2020 dans Actualités, Articles Santé | 1 commentaire

Comment composer vos menus au cours de la journée ?

Comment composer vos menus au cours de la journée ?

Voici mes conseils pour organiser vos menus au cours de la journée. Il s’agit donc ici d’un article « pratico-pratique » ! Les grands principes  Limitez au maximum les aliments à charge insuline élevée le matin au profit des graisses, des fibres et des protéines de qualité. Privilégiez un déjeuner selon le même principe que le petit déjeuner. Si vous le souhaitez, incorporez une collation de qualité pour stabiliser votre faim dans la journée. Le soir, optez pour un dîner à dominante végétarienne. Si vous faites une activité physique importante ou un entraînement, veillez à consommer des féculents après votre pratique (petit déjeuner si entraînement à jeun, déjeuner si séance dans la matinée ou entre 12 et 14h, dîner si vous vous entraînez plutôt en soirée). Pour plus d’infos, découvrez mes conseils sur la récupération après un effort. En pratique Petit déjeuner (si vous en prenez) 1. Une boisson non sucrée : thé (idéalement vert voire pu-erh), café (sans aluminium et selon tolérance), infusion ou eau. 2. 1 à 2 portions de protéines : Idéalement : 1 œuf coque (3min30) ou mollet (5min30) ou poché (3min) (garder le jaune coulant ou crémeux). Occasionnellement (à limiter au maximum) : 1 tranche de jambon, artisanal, cru de préférence (ou cuit d’origine biologique sans nitrites ou de la filière-bleu-blanc cœur). 50g de poisson. Éventuellement : 1 yaourt non sucré (soja, chèvre, brebis) ou 30g de fromage...

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Posté le 18 Juil, 2020 dans Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 1 commentaire