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Oeuf et risques cardiovasculaires : ce que dit la science récente

Oeuf et risques cardiovasculaires : ce que dit la science récente

Œuf ou pas œuf ? En dépit des croyances, il n’existe actuellement pas de preuve scientifique confirmant que la consommation quotidienne d’œuf(s) augmente les risques cardiovasculaires par élévation du taux de cholestérol sanguin, ni le risque de diabète. Ceux-ci semblent avant tout liés au mode de vie. Voici quelques explications. Peut-être avez-vous entendu parler d’une étude parue dans la célèbre revue JAMA en 2019, venue relancer l’éternel débat1. Il s’agit plus exactement d’une méta-analyse incluant 29 615 sujets à travers 6 études de cohortes américaines. Selon les auteurs, consommer 300 mg de cholestérol alimentaire augmente les risques d’accident cardiovasculaire de 17% et pire encore, de 18% de mortalité précoce. 16% de la mortalité générale et de 12% de complications cardiovasculaires en cas de consommation d’un demi-œuf par jour ou pour chaque 300 mg supplémentaire de cholestérol alimentaire. Selon le Dr Zhong et son équipe, chaque demi-œuf consommé par jour augmenterait les risques cardiovasculaires de 6% et de mortalité de 8%, avant tout par la quantité de cholestérol qu’il véhicule. Apportons toutefois quelques nuances. Les données analysées sont issues d’études de cohortes, donc observationnelles, dont il est impossible d’établir un lien de causalité directe, ce d’autant plus que les informations sur les habitudes alimentaires des participants ont été obtenues sur la base d’un seul questionnaire autodéclaratif. Autre point, toutes ces cohortes sont américaines (vous allez comprendre l’importance de cette nuance par la...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Impact environnemental des oeufs

Impact environnemental des oeufs

Les œufs, une réponse possible aux enjeux environnementaux Le désormais célèbre rapport Eat-Lancet publié en Janvier 2019 considère, comme de nombreux autres consensus scientifiques, la consommation régulière d’œufs comme faisant partie des recommandations optimales pour concilier tant les enjeux environnementaux que nutritionnels, en particulier au sein des populations possédant des taux élevés d’enfants dénutris et si elle s’inscrit dans une politique d’élevage adaptée1,2.   De faibles émissions de gaz à effet de serre Une douzaine d’œufs émet environ 2,5 kg Eq CO2 (soit, rapporté au poids, environ 10 fois moins qu’un kilo de viande de bœuf issu d’élevage intensif et nourri aux tourteaux d’oléagineux), étant entendu que le modèle alimentaire des poules et leur condition d’élevage peut impacter fortement ces chiffres, notamment la part d’huile de palme et de soja importés3–5. Si l’on considère les émissions de GES en fonction de la densité nutritionnelle et non du poids des aliments, la consommation d’œuf apparait encore plus avantageuse6. A noter que, bien que contradictoire avec les conditions de vie des poules, un élevage au sol (hors cage mais en intérieur, sans accès à la lumière du jour, 9 poules/m2) exige moins de protéines végétales qu’un élevage en plein air avec les méthodes couramment utilisées par l’industrie avicole (1,25 kg de protéines végétales consommables par l’homme par kg de protéines d’œuf vs 1,33)7. La production et le transport des aliments pour les poules contribuent à hauteur...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Les dioxines et PCB : kesako ?

Les dioxines et PCB : kesako ?

Vous reprendrez bien un peu de dioxines ou de PCB avec vos œufs ? Vous rappelez-vous la polémique des lots contaminés au Fipronil ? Pour rappel, il s’agit d’un insecticide utilisé contre le pou rouge qui fut (espérons que l’emploi du passé se justifie) utilisé sur des poules pondeuses alors qu’il est normalement interdit pour les animaux destinés à l’alimentation humaine. Malheureusement, il ne s’agit pas du seul exemple de contamination. De manière générale, de nombreux polluants dont certains biocides utilisés pour l’alimentation des poules et métaux lourds sont solubles dans les graisses (voir mon article sur l’aluminium). Ils se retrouvent donc concentrés dans le jaune d’œuf, y compris bio. Une enquête menée par 60 Millions de consommateurs a mis le sujet sur la table médiatique en 2019, révélant des taux élevés de PCB et de dioxines dans les œufs bio du fait de la pollution de l’air et des sols. Cette situation est malheureusement déjà bien connue. De nombreuses publications scientifiques ont déjà objectivé la problématique de contamination des œufs par les polluants organiques persistants et les dioxines1–4. Il ne s’agit ici « que » d’une conséquence malheureusement logique de la pollution humaine. Les œufs bio ou issus de poulaillers familiaux n’échappent pas à la règle, bien au contraire5–7.   PCB et dioxines, kesako ? Les PCB font partie des polluants organiques persistants (POP). Ce sont des substances organochlorées dont l’usage est interdit...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Le TMAO est-il responsable des risques cardiovasculaires ?

Le TMAO est-il responsable des risques cardiovasculaires ?

Si vous êtes sensibilisé(e) aux enjeux nutritionnels actuels, vous en avez certainement déjà entendu parler. Le TMAO (triméthylamine-N-oxyde) est un métabolite particulièrement impliqué dans les risques cardiovasculaires au regard des études de la dernière décennie1–9. Il pourrait en effet augmenter les risques d’AVC, de diabète de type 2, d’Alzheimer, de stéatose hépatique et de mortalité10–12. Mais qu’en est-il vraiment ?   Le TMAO : un déchet bactérien Le TMAO est un produit d’oxydation issu du foie à partir d’un composé synthétisé par les bactéries du microbiote intestinal, le TMA, lui-même métabolisé à partir de molécules alimentaires comme la choline, la phosphatidylcholine ou encore la L-carnitine. La concentration plasmatique en TMAO dépend donc fortement de la nature du microbiote intestinal. Ce dernier influerait de l’ordre de 3 à 4 fois plus les taux sanguins de TMAO comparativement à l’alimentation13. La suppression du microbiote chez la souris, stoppe par exemple la production de TMAO et réduit fortement les risques d’athérosclérose2. Il s’agit en quelque sorte d’un « déchet bactérien » issu de l’utilisation de ces nutriments, pris en charge par le foie avant d’être éliminé via les reins. L’état des fonctions rénales est d’ailleurs important à considérer lorsque l’on évalue les risques cardiovasculaires en lien avec un taux sanguin élevé de TMAO14–16. Ce dernier peut contribuer à l’augmentation des risques d’insuffisance rénale et de mortalité associée15.   Cause ou conséquence du risque cardiovasculaire ?...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires

Les vertus nutritionnelles de l’oeuf

Les vertus nutritionnelles de l’oeuf

Pourquoi l’œuf est-il bien plus que du cholestérol ?   Une protéine alimentaire de référence A l’image de Rocky Balboa consommant ses œufs crus, l’œuf bénéficie à juste titre d’une réputation de source protéique d’excellente qualité. Il a d’ailleurs été considéré pendant très longtemps comme l’aliment protéique de référence au regard de son aminogramme, notamment grâce à la complémentarité des protéines du jaune et du blanc. Pour rappel, l’aminogramme quantifie la valeur en chaque acide aminé essentiel et permet ainsi de définir son indice chimique. Pour en savoir davantage sur l’importance de la qualité des protéines, je vous invite à lire mon article Que faut-il savoir sur les protéines ? Pour que la protéine d’œuf soit bien assimilée, le jaune doit être encore coulant et le blanc cuit (donc blanc). Lorsque le blanc est encore cru, l’albumine est en effet moins bien assimilée. De plus, une protéine spécifique, l’avidine, présente dans les blancs d’œufs crus se lie à la biotine, empêchant alors celle-ci d’être bien absorbée. A l’inverse, la cuisson permet d’inactiver l’avidine. Le jaune cuit (donc dur) est dénaturé par la cuisson, perdant alors de sa qualité et de sa digestibilité. Un œuf dur ou en omelette sera par exemple bien plus difficile à digérer qu’un œuf coque, mollet ou poché. J’ai également évoqué précédemment l’importance de la cuisson sur la préservation de la qualité des oméga 3 de l’œuf, surtout lorsqu’il...

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Posté le 18 Fév, 2021 dans Aliments-santé, Articles Santé, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 0 commentaires