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L’athlète féminine : Cycle menstruel et Syndrome RED-S

L’athlète féminine : Cycle menstruel et Syndrome RED-S

La physiologie féminine n’a pas connu le même engouement scientifique que pour celle masculine. Les femmes ont été confrontées à l’exclusion tout au long de l’histoire en raison d’une marginalisation socioculturelle. Une réforme émerge peu à peu mais laisse encore à la traine les observations scientifiques à leur propos. Les femmes ne sont pas plus mises en avant dans lessciences du sport, si bien qu’à l’heure actuelle, bon nombre de conclusions sont faites à partir d’observations faites sur leurs homologues masculins. La compréhension de l’impact du cycle menstruel sur la haute performance n’est pas encore bien comprise et peut expliquer pourquoi il est toujours perçu comme un obstacle à l’entraînement et à la performance, tout en influençant le risque de blessure et le bien-être. Or, par une meilleure compréhension de celui-ci, la périodicité de ce cycle pourrait devenir une fort levier de progression et de performance pour les athlètes féminines. Le syndrome RED-S (Relative Ennery Deficiency in Sport, vu ci-après) peut toucher hommes et femmes, quel que soit le niveau de pratique. Ce syndrome, qui définit de manière plus large les répercussions métaboliques de la Triade de l’Athlète féminine touche une plus grande proportion de femmes. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette prédisposition féminine : gabarit plus petit, moindre appétit, rapport au corps et impacts sur le comportement alimentaire, charge d’entrainement non adaptée… Le développement du sport féminin (accessibilité, structuration de l’accompagnement,...

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Posté le 26 Mai, 2021 dans Les conseils sur la nutrition, la micronutrition et le sport, Non classé, Santé, Sport | 0 commentaires

Quelle alimentation pendant le coronavirus (Covid-19) ?

Quelle alimentation pendant le coronavirus (Covid-19) ?

L’alimentation est au cœur de la régulation de l’immunité. Elle module en effet notre capacité à nous défendre de manière optimale, ni trop ni trop peu, selon quatre principaux mécanismes : Un microbiote intestinal de qualité régule positivement l’immunité. Un statut nutritionnel optimisé permet aux cellules immunitaires de fonctionner de manière optimale, voire de renforcer leur action ponctuellement par une supplémentation ciblée. Un système immunitaire équilibré tolère les protéines alimentaires consommées, au risque le cas échéant de développer des inflammations chroniques, voire des hypersensibilités alimentaires. Une faible contamination aux xénobiotiques préserve notre système immunitaire1. 2   Réponse immunitaire et contrôle de l’inflammation, le cœur du sujet du Covid-19 ? La réaction inflammatoire est un mécanisme physiologique indispensable à la vie. Elle peut être d’origine infectieuse, mais également consécutive à une brûlure, une blessure ou une agression chimique par exemple. Dans le cas d’une infection, l’objectif est bien sûr de tuer les agents infectieux et de récupérer au plus vite. La fièvre fait partie des symptômes caractéristiques. Pour ce faire, le corps utilise son système immunitaire de manière … extraordinaire. Les cellules qui le constituent font en effet preuve d’une réactivité, d’une complexité, d’une communication et d’une finesse de régulation difficilement perfectibles. Et heureusement, car notre système immunitaire est confronté à un double challenge, vital, c’est bien le mot : il doit nous défendre contre tous les agents pathogènes – comme dans le cas...

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Posté le 24 Mar, 2020 dans Actualités, Actualités, Aliments-santé, Articles Santé, Nutrition, Santé | 34 commentaires

Les 12 résolutions pour l’avenir de votre santé et celle de la planète

Les 12 résolutions pour l’avenir de votre santé et celle de la planète

Janvier rime bien souvent avec résolutions. Je vous avoue qu’à titre personnel, je suis néanmoins peu séduit par ce concept lorsqu’il est galvaudé. La plupart d’entre nous l’avons d’ailleurs testé quelques jours, quelques semaines voire quelques mois, avant de revenir aux anciennes habitudes. Je suis toutefois convaincu qu’aujourd’hui est, au regard de l’actualité particulièrement révélatrice de l’urgence de la situation, LE moment pour s’interroger en profondeur (si ce n’est pas déjà fait) sur la place que nous souhaitons donner à l’alimentation, pour agir en conséquence. Que répondre à la question « Les réponses nutritionnelles et environnementales sont-elles les mêmes ? », Oui, sans aucun doute. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de développer ce point dans de précédents articles. J’aurai pu écrire « même combat » car il s’agit bien d’une lutte à mener contre nos propres habitudes quotidiennes, au-delà d’un combat contre un système. Je préfère toutefois vous parler ici de solutions concrètes, actionnables immédiatement et dont l’impact positif est bien établi. Je vous invite à vous engager dans les 12 résolutions de la charte de la Nutrition Positive, vous permettant de prendre soin de vous, de votre entourage et de notre planète. Chaque mois, je vous présenterai en détails un nouvel engagement avec l’ensemble de mes conseils pratiques associés. Les voici : J’utilise à bon escient mon esprit critique. Je choisis mon alimentation en conscience. Je sensibilise mon entourage. Je m’accorde du temps et du...

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Posté le 7 Jan, 2020 dans Actualités, Actualités, Au quotidien, Conseils en santé et nutrition au quotidien | 4 commentaires

Hydratation à l’effort : pourriez-vous mourir à vouloir trop bien faire ?

Hydratation à l’effort : pourriez-vous mourir à vouloir trop bien faire ?

Crédit photo : Thierry Sourbier. Quel titre racoleur, allez-vous peut-être penser… et bien, pas tant que ça, le sujet est sérieux si vous êtes pratiquant d’épreuves de longue durée. En effet, alors qu’un des préceptes de la nutrition sportive conventionnelle depuis les années 80 est de boire abondamment pour prévenir la déshydratation (et il l’est encore pour beaucoup), un autre courant évoque le revers possible de cette médaille. A vouloir suivre ce conseil de manière consciencieuse, vous pouvez en effet « trop » boire et provoquer ce que l’on appelle une hyponatrémie, non seulement délétère sur les performances (1), mais potentiellement fatale, à l’image des deux décès survenus lors du marathon de Boston en 2002 (2). On estime ainsi que 10 à 20% des marathoniens seraient concernés, voire 30% dans le cadre de la pratique d’ultra-endurance (3-5). Lors du triathlon d’Hawaï en 1984, l’hyponatrémie avait par exemple touché 29 % des finishers. Cette problématique des quantités optimales de liquide à boire au cours de l’effort d’ultra-endurance a été évoqué lors d’un consensus en 2015, dont les conclusions du Dr Hew-Butler ont fait l’objet d’un certain pavé dans la mare au regard des conseils conventionnels (3).     Etat d’hydratation chez 124 coureurs d’un ultra-trail de 250 km (47) Quand vous courez, vous perdez de l’eau à travers la transpiration. Mais pas seulement. Véritable mécanisme de protection de l’organisme pour éviter l’augmentation...

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Posté le 1 Juin, 2018 dans Les conseils sur la nutrition, la micronutrition et le sport, Non classé, Pendant l'effort | 9 commentaires

6 (vraies) raisons pouvant justifier un régime sans gluten

6 (vraies) raisons pouvant justifier un régime sans gluten

Ce fameux gluten. Difficile de passer à côté des débats médiatiques relatifs à cette protéine issue de certaines céréales, notamment du blé, et qui serait à l’origine de nombreux maux de la société moderne, depuis la simple fatigue jusqu’aux pathologies auto-immunes. Mais, qu’en est-il précisément ? Il est difficile de répondre à cette question. Les connaissances évoluent en effet en permanence (les miennes y compris) et se retrouvent au cœur de débats scientifiques. Certains considèrent qu’en dehors de la maladie cœliaque, la problématique du gluten est inexistante voire un faux problème. Pour d’autres, cette protéine serait à bannir totalement au regard des conséquences multiples, pour ne pas dire dramatiques, sur la santé. Bien sûr, le premier camp juge le second comme incompétent et dogmatique, tandis que le second considère le premier totalement fermé à toute actualisation de ses connaissances. Je vous propose de tenter d’y voir plus clair. Si vous souhaitez aller à l’essentiel Qu’est-ce que le gluten ? Vous l’avez sans doute déjà lu, gluten vient de « glu » signifiant colle. Il s’agit de la réserve protéique nécessaire à la germination du grain. Plus précisément, le gluten est la fraction insoluble des protéines, elle-même constituée de deux sous-unités : les prolamines et les glutélines (dans le cas du blé, la céréale aujourd’hui au cœur du sujet, il s’agit respectivement des gliadines et des gluténines). La fraction protéique incriminée dans la maladie cœliaque...

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Posté le 13 Mar, 2018 dans Actualités, Santé | 13 commentaires

Méthodes low carb, sleep low et train low : les clés en nutrition sportive ?

Méthodes low carb, sleep low et train low : les clés en nutrition sportive ?

Portés pendant des décennies sur un piédestal par le monde sportif, la bonne vieille assiette de pâtes après l’effort et ses acolytes glucidiques (riz, pomme de terre, pain, etc.) se voient de plus en plus remis en question au regard des dernières données scientifiques. Alors, doit-on désormais délaisser ces fameuses pâtes au profit du modèle low carb high fat ? Voyons tout ceci en détails. Pourquoi remettre en question le dogme des glucides dans le monde du sport d’endurance ? Dans un précédent article, j’ai eu l’occasion d’aborder les intérêts et les limites du régime dit cétogène. Pour rappel, ce modèle alimentaire vise à supprimer totalement toutes les sources de glucides de l’alimentation, hormis ceux issus des légumes et éventuellement de quelques baies (entre 30 et 50g de glucides par jour au total). L’objectif est alors de contraindre l’organisme à activer une voie énergétique considérée d’urgence face à cet état de privation que l’on nomme la cétogenèse. Les corps cétoniques ainsi produits représentent alors une alternative au manque de glucose d’origine alimentaire pour nourrir les organes gluco-dépendants comme le cerveau ou les globules rouges. En parallèle et de facto, le métabolisme de combustion des graisses se voit stimulé pour apporter de l’énergie (lipolyse). Vous pouvez retrouver l’article intégral ici. Dans une logique d’optimisation des performances, et notamment pour dépasser la contrainte de dépendance au glycogène musculaire (pour rappel, les...

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Posté le 5 Déc, 2017 dans Au quotidien, Les conseils sur la nutrition, la micronutrition et le sport | 14 commentaires